Vaccins recommandés : quels vaccins sont importants pour votre santé ?

Le chiffre a de quoi surprendre : près de 40% des adultes français ne sont pas à jour de leurs vaccins. Loin d’un simple oubli, ce constat révèle une méconnaissance persistante du calendrier vaccinal après l’enfance, alors même que la menace des maladies infectieuses ne disparaît jamais vraiment à l’âge adulte.

Pourquoi les vaccins restent essentiels à l’âge adulte

On croit souvent que la vaccination s’arrête avec la fin de la scolarité. Pourtant, la réalité est tout autre : maintenir une couverture vaccinale solide, c’est protéger non seulement sa santé, mais aussi celle de l’ensemble de la société. Les recommandations officielles, actualisées par les autorités sanitaires et relayées par le ministère, ne cessent d’évoluer pour répondre à l’évolution des risques infectieux, émergence de nouveaux virus, retour de maladies que l’on croyait disparues, comme la diphtérie ou la poliomyélite.

La dose de rappel, ce rendez-vous que beaucoup considèrent à tort comme facultatif, joue un rôle de première ligne. Elle vient relancer les défenses immunitaires et prolonge l’efficacité du vaccin reçu parfois des décennies plus tôt. Sans elle, la protection s’étiole progressivement et laisse la porte ouverte à des infections parfois graves. L’assurance maladie insiste : la vaccination ne concerne pas seulement les enfants ou les professionnels de santé, mais bien tous les adultes, pour freiner la circulation de pathogènes.

Certains moments de la vie appellent à adapter le calendrier des vaccinations : une grossesse, une maladie chronique, une immunodépression ou un voyage à l’étranger peuvent nécessiter des ajustements. D’autres situations, comme l’arrivée d’un enfant ou le passage à la retraite, conduisent aussi à revoir sa protection, par exemple contre la coqueluche pour les jeunes parents ou la grippe pour les seniors.

Voici quelques points de repère pour s’y retrouver :

  • Les schémas vaccinaux font l’objet d’une révision annuelle.
  • Il est recommandé de profiter de chaque consultation médicale pour vérifier ses rappels.
  • Les conseils varient selon l’âge, l’état de santé et le mode de vie.

La récente campagne de vaccination contre la covid-19 a bousculé les habitudes et relancé le dialogue autour de la prévention, rappelant l’importance de la vaccination comme outil collectif de santé publique.

Quels sont les vaccins recommandés pour protéger sa santé après 18 ans ?

Une fois la majorité atteinte, la vaccination ne s’arrête pas là. Plusieurs rappels restent à effectuer pour garantir une protection efficace, sur le plan individuel comme collectif. Le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) reste incontournable : un rappel est prévu à 25 ans, puis à 45 et 65 ans, et ensuite tous les dix ans. La coqueluche rejoint le programme lors du premier rappel adulte, limitant ainsi les risques de transmettre la maladie aux plus petits.

La vaccination antigrippale vise en priorité les personnes fragiles : plus de 65 ans, femmes enceintes, personnes souffrant de maladies chroniques. Quant à la vaccination contre la covid, elle s’est imposée pour les personnes les plus exposées depuis 2020, avec des recommandations actualisées chaque année.

Les infections émergentes ne sont pas oubliées. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) concerne désormais les jeunes femmes jusqu’à 26 ans révolus et les jeunes hommes jusqu’à 19 ans. Ce vaccin vise à prévenir certains cancers liés à ces virus. Des campagnes de rattrapage ciblent également les populations exposées, comme pour l’hépatite B.

Pour résumer les grandes étapes à suivre à l’âge adulte :

  • Rappel DTP à 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans ensuite
  • Vaccination coqueluche ajoutée lors du premier rappel adulte
  • Vaccination antigrippale annuelle pour les personnes fragiles
  • Vaccination HPV jusqu’à 26 ans révolus selon le sexe et la situation

La vaccination contre la tuberculose n’est plus systématique, sauf si un risque particulier existe. Il reste toutefois nécessaire d’ajuster ses rappels en fonction des recommandations en vigueur et du contexte sanitaire.

Adapter sa vaccination selon les grandes étapes de la vie

Le calendrier vaccinal s’adapte au fil des années, selon les périodes de vulnérabilité et les évolutions des recommandations. Dès le plus jeune âge, une succession de doses bâtit l’immunité contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Ces premières étapes sont accompagnées par l’assurance maladie, qui n’hésite pas à rappeler les échéances clés.

L’adolescence marque l’entrée en scène de nouveaux vaccins, notamment contre les infections à papillomavirus humains (HPV). En cas de retard, le rattrapage reste possible dans la limite d’âge définie. Pour les femmes en âge de concevoir, une vigilance accrue concerne la rubéole ou la coqueluche afin de limiter les risques pour la grossesse.

La grossesse elle-même appelle une attention particulière : certains vaccins sont recommandés à des moments précis, pour protéger la mère et le nouveau-né. L’administration d’une première dose peut s’envisager selon le niveau d’immunité et la situation épidémiologique.

Avec l’avancée en âge, maintenir sa protection implique des rappels plus fréquents. Certaines circonstances, maladie chronique, voyage, exposition professionnelle, peuvent conduire à ajuster, voire renforcer, le schéma vaccinal établi par les autorités de santé.

Après 65 ans : focus sur les vaccins incontournables pour bien vieillir

Avec l’âge, le système immunitaire perd de sa vigueur. Le calendrier vaccinal évolue alors pour répondre à ces nouvelles fragilités. On retrouve en priorité le vaccin contre la grippe, recommandé chaque automne pour limiter les risques de complications, surtout chez les personnes souffrant de troubles respiratoires ou cardiaques. Pourtant, la couverture vaccinale reste en deçà des attentes, malgré les campagnes répétées.

Depuis l’épidémie de covid, un rappel annuel est également conseillé pour les seniors, adapté aux variants en circulation. Ce geste, loin d’être anodin, contribue à éviter les hospitalisations et préserve l’autonomie.

Plus récemment, la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS) a fait son entrée : deux vaccins, Arexvy et Abrysvo, sont désormais proposés en amont de la saison hivernale pour prévenir les formes sévères. Le zona complète cette liste : une injection réduit le risque de développer la maladie et ses complications douloureuses.

Pour clarifier ces recommandations, voici les principaux vaccins à envisager après 65 ans :

  • Grippe : une dose chaque automne
  • Covid : rappel annuel selon la situation sanitaire
  • VRS : vaccination saisonnière pour limiter les formes graves
  • Zona : une injection pour diminuer la fréquence des douleurs post-zostériennes

L’assurance maladie prend en charge la vaccination contre la grippe et les rappels covid, facilitant l’accès à ces protections. En cas de pathologie chronique ou de situation particulière, un échange avec son médecin permet d’affiner le calendrier vaccinal et d’adapter la stratégie de prévention.

Face aux virus, le calendrier vaccinal n’est jamais figé. Il s’ajuste, se complète, s’enrichit. Veiller sur sa vaccination, c’est choisir de traverser les années avec une longueur d’avance sur la maladie.

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